En Mars, Google a mis en place son système de e-commerce aux Etats-Unis. Alors, quand la firme a annoncé son partenariat avec Carrefour le 11 Juin dernier, il en a été vite déduit que la France va être le 2eme pays qui abritera  sa marketplace. François Loviton, le porte-parole du géant californien interrogé sur ces faits pourtant, nie. Si ce n’est pas une marketplace qui se dessine, en tout cas ça y ressemble.  Cette alliance engendre en effet un environnement  qui rassemble toutes les caractéristiques d’une place de marché.

Toutes les conditions qui définissent une marketplace sont réunies à savoir l’existence d’un panier multimarchand et de paiements, d’un mode de distribution de la commande aux marchands qui lui versent une commission. A tous ces attributs s’ajoutent également la fonction de commerce vocal et de connexion. En effet, il y a la possibilité de lier son compte Google au compte du marchand. Tout laisse donc à penser que la firme de Mountain View aspire à devenir un intermédiaire entre consommateurs et distributeurs.

Ce qui nous attend

C’est au cours du second semestre que le géant Google compte se mesurer à son concurrent Amazon sur les terres françaises. De cette manière, il prévoit d’étoffer ses revenus en e-commerce. Une nouvelle version de Google shopping sera alors mis à notre disposition pour nous permettre d’effectuer des achats sans avoir à quitter le moteur de recherche. Chaque client aura la possibilité de remplir son panier avec des produits provenant de plusieurs marchands différents quel que soit le support utilisé et avec un paiement final facilité puisqu’il sera centralisé. Copié sur son frère américain, le programme Google Shopping Actions français est disposé à accueillir tous les marchands quelle que soit leur envergure. D’aucun ne bénéficiera d’une exclusivité. Comme Google ne semble pas vouloir intervenir dans la logistique, c’est là que Carrefour collaborera.

La position de Google

Selon les dire de François Levoton, « non  le site de Google Shopping ne devient pas une marketplace ». Ce qu’il souhaiterait c’est d’arriver à encourager le client à entrer par le commerçant plutôt que par le produit. Le directeur marque en France présente plutôt le moteur de recherche comme étant un facilitateur et accélérateur de développement des e-commerçants. Google se définit en effet comme un appui à la mutation numérique des distributeurs français qui souhaitent intégrer le digital à leur business model. Il précise cependant qu’il ne cherche pas pour autant remplacer leurs canaux digitaux. Il ne prétend même pas vouloir détenir l’exclusivité de ce partenariat. Au contraire, il les encourage à faire de même avec d’autres plateformes.

Shop Turn On Turn Off Purchasing Online

Toujours dans cet esprit de soutien, outre l’intention de la création d’un lab commun, Google fournit également à son nouveau partenaire sa suite bureautique G Suite. Ceci afin de lui procurer tous les éléments d’une technologie avancée et de l’aider à réussir son plan de transformation. Il met également au service de Carrefour son savoir-faire en matière de simplification dans l’optique de faciliter l’expérience client.